
Le Vide, le Noir, le Nu,Le courrier du centre international d’études poétiques, (Archives et Musée de la Littérature, Bibliothèque Royale, Bruxelles) n°218, Avril/Juin 1998.
Une enquête sur la formule qui paraît à plusieurs reprises dans l’œuvre de Baudelaire : « la tyrannie de la face humaine », conduit d’un poème en prose du Spleen de Paris, A une heure du matin, jusqu’à un passage de Pauvre Belgique, en passant par le sonnet Obsession, qu’un article célèbre de Paul de Man montrait comme le répondant critique de Correspondances. Mais l’unité de ce grand parcours se révèle être les Confessions de Thomas de Quincey, repris dans Les Paradis artificiels, auxquels justice doit être rendue dans l’économie de l’œuvre baudelairienne. Touts les pistes conduisent au « vieux souvenir » et au souffle de la profonde voix instrumentale qui résonne à la fin du Cygne, en écho à ce vide, ce noir, et ce nu, qui est le véritable « palimpseste de l’esprit humain ».
François LALLIER
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