Langue Etrangère.


Langue étrangère, dans Yves Bonnefoy et l’Europe du XX° siècle, Presses Universitaires de Strasbourg, 2003.


« L’étranger », une telle notion a-t-elle un sens pour la poésie, en son travail ? Maintes fois la question de l’étranger se présente dans l’œuvre et la réflexion d’Yves Bonnefoy, ou, disons, sous sa plume : étrangeté ou étrangèreté d’une autre terre, qui pourtant devrait être le « vrai lieu » ; souvenir de « l’Etranger », cette figure de l’enfance ranimée à la mort d’Alberto Giacometti , et enfin, présence de la langue étrangère, dans les fictions que rappelle L’Arrière-pays, (Le voyageur, Les sables rouges). Cette langue étrangère est l’invisible, l’inaudible du langage, en sa relation de frontière, d’impasse et de passage, avec l’obscur de « ce qui est » - invisible, inaudible, que la fiction restitue au poème, comme dans une autre conscience : ce que montrent peutt-être les Récits en rêve.


















François LALLIER

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