Les Dents de Bérénice.


Les Dents de Bérénice, Critique n° 572/73, Janvier/Février 1995.


Deux récits d’Edgar Poe, Bérénice et Morella sont interrogés dans ce texte, qui met au jour dans leur construction la présence de l’autre de soi, dont les manifestations révèlent, sous le fantastique narratif, l’interrogation d’un état secret du langage, d’une voix pure, vide de signifiant (ou liée au signifiant pur ), par laquelle le récit fantastique se retrouve placé au cœur de la poésie. Cette instance, présente sous d’autres formes dans de nombreux contes, est retrouvée dans un des poèmes en prose de Mallarmé, Le démon de l’analogie, où est désigné le « défaut des langues » par lequel se joue le drame de la « mort comme un tel », et l’accès à une nuit résurrectionnelle de la poésie.


















François LALLIER

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